Aourir, à l’origine est un hameau composé de vieilles
bâtisses, aujourd’hui abandonnées. Le vieux village est
entièrement délaissé, mais resté à l’état pur et original.
Les pierres et les tuiles n’ont à ce jour pas été récupérées.
La colline odorante a été le seul témoin des batailles et des
faits d’armes. De par sa situation stratégique, le vieux
Aourir s’est transformé en centre de transit pour les les
combattants de l'ALN *Armée de libération nationale*
venant ou se rendant vers les postes de commandement de la
wilaya III,dans les maquis de l’Akfadou. Aourir, a subi les
assauts des soldats du 27e Bataillon de chasseurs alpins (BCA)
venus pour pacifier les villages kabyles. C’était au milieu de
la guerre.Vers 1958, cette phase succède à celle de la
sécurisation durant laquelle ce bataillon a chassé les éléments
indépendantistes des montagnes et pris en compte le vœu de
ralliement des villageois. Les chasseurs alpins ouvrent des
écoles, aménagent des routes, construisent des postes de
surveillance pour protéger les populations ou s’occupent de la
maintenance de leurs véhicules. Mais les populations et les
montagnards n’ont pas tendu l’oreille «à cette nouvelle
stratégie». Il faudra encore se «rebeller» davantage. Comme
tout village situé dans les contreforts de la chaîne du
Djurdjura.